Chères amies, chers amis,
À la veille de la Journée mondiale des réfugiés, nous avons choisi de prendre la parole pour évoquer une réalité trop souvent invisible : celle des journalistes contraints à l’exil pour pouvoir continuer à informer.
L’exil des journalistes n’est plus une exception. Il devient un phénomène mondial.
En cinq ans, le nombre de pays dont les journalistes ont été contraints de fuir a doublé.
En Afrique, les reporters quittent leur pays pour échapper aux menaces, aux arrestations ou aux violences.
En Amérique latine, les cartels, la corruption et l’impunité poussent toujours plus de journalistes sur les routes de l’exil.
En Europe de l’Est et en Asie centrale, la répression s’intensifie, contraignant des rédactions entières à se reconstruire à l’étranger.
Au Moyen-Orient, les conflits et les régimes autoritaires rendent parfois impossible l’exercice même du journalisme.
Derrière ces déplacements se cachent des parcours bouleversés, des rédactions dispersées et une même détermination : continuer à informer malgré tout.
Dans cette enquête basée sur les données du bureau Assistance de l’ONG, RSF analyse les nouvelles routes de l’exil et donne la parole à celles et ceux qui ont dû quitter leur pays pour exercer librement leur métier.
Découvrez pourquoi l’exil est devenu l’un des nouveaux visages de la crise mondiale de la liberté de la presse.